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Le fleuve a été la clé de la
colonisation du Canada et nos ancêtre bénéficiaient grandement de sa
présence. Cette section illustre l’usage qui a été fait du
Saint-Laurent au cours des siècles : plus qu’un mode de transport,
le Saint-Laurent était un véritable garde-manger pour les
populations qui vivaient sur ses rives.
La navigation
sur le Saint-Laurent
Les premiers peuples à fréquenter
le fleuve au quotidien ont été les amérindiens. Ils sont arrivés sur
les basses terres du Saint-Laurent il y a environ 10 000 ans et
vivaient en parfaite union avec la nature. Au XVIIe et au
XVIIIe siècle, ils utilisaient le fleuve pour se déplacer
et se nourrir. Certaines tribus étaient nomades et, selon les
archéologues, la plupart d’entre elles migraient le long des côtes.
En juillet 1534, Jacques Cartier
mettait le pied pour la première fois sur le continent, tout au bout
de la péninsule gaspésienne, dans la baie de Gaspé. En langue
autochtone, le cours d’eau portait alors les noms de « Chemin qui
marche » (en été) et de « Chemin qui glisse » (en hiver).
L’explorateur ne tarda pas à lui donner le nom du saint dont
l’anniversaire coïncide avec la date de son premier passage. Jacques
Cartier ne savait certainement pas que le désormais fleuve
Saint-Laurent n’allait pas être la route de l’or et des épices
qui le mènerait en Asie mais bien le «Boulevard du Pays», pays qui
deviendrait le Canada.
Le capitaine Cartier et son
équipage auront vite fait de se buter à un obstacle de taille : les
rapides de Lachine qui leur bloqueraient définitivement l’accès à
l’Asie. Comme il n’y avait ni or, ni épices, les Européens se
tournèrent vers la traite de fourrures et vers l’exploitation
forestière pour justifier l’occupation du nouveau territoire. Ces
matériaux feront l’objet de transport maritime pour approvisionner
la mère patrie; d’abord la France, ensuite l’Angleterre après la
conquête de 1760.
C’est à Québec que sera établi le
plus gros port d’importance et le dernier avant les Grands Lacs. On
y effectue la charge des navires qui transportent le bois jusqu’en
Europe. Grâce à sont port, Québec est en quelque sorte la capitale
économique de ce qui deviendra le Canada. C’est à Québec que
débarqueront les premiers Immigrants venus d’Europe.
Le développement de la navigation
s’est fait sur une longue période puisque le fleuve Saint-Laurent
était l’un des plus difficiles à naviguer. Déjà, il fallait
connaître les pièges et la route de navigation pour se rendre sans
problèmes jusqu’à Québec. De plus, de novembre à mai, les glaces
empêchaient toute navigation sur le fleuve et ce, sans compter les
brouillards et les tempêtes qui rendaient la navigation difficile
tout au long de l’année.
Vers 1820, Montréal devient la
métropole du pays. Les transatlantiques adaptés au rétrécissement du
fleuve se rendent maintenant à Montréal. Immigrants britanniques,
juifs de l’Europe de l’Est, Italiens et Chinois abondent et seront
les premiers représentants de la première métropole cosmopolite.
Références
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