| Une souffrance
intermittente Pour un certain temps encore, tu peux t'attendre à connaître des hauts et des bas dans ta vie émotionnelle. Tu vivras des périodes d'accalmie; tu réussiras à oublier en te tenant occupé. Parfois, tu auras même l'impression que ton deuil s'achève. Puis, d'une façon subite et innatendue, l'angoisse et la peine referont surface et s'empareront de toi avec leur cortège de ruminations et de souvenirs malheureux. Les fins de semaine, les jours de fêtes et d'anniversaires, un paysage, un endroit, un événement, une mélodie, et te voilà à nouveau plongé dans l'affliction. Si tu t'en sens capable, il serait salutaire de demeurer avec ces états d'âme, si pénibles soient-ils, pour peu à peu les laisser se résorber. Si tu ne t'en sens pas la force, prends les moyens pour ne pas te laisser envahir et accabler inutilement. Un bon moyen de le faire serait de chercher à te distraire, car il est parfois sage de prendre congé de son deuil. Extrait de: "Grandir: Aimer, perdre et grandir" de Jean Monbourquette |